Le DPE à Blois
Mis à jour : septembre 2026
En bref
Sur les 14 980 DPE blésois publiés, les logements construits entre 2006 et 2012 affichent encore 28,9 % de murs notés « insuffisants ». Ceux bâtis à partir de 2013 tombent à 2,4 %.
À Blois, la rupture décisive n'est pas celle qu'on attend.
Un plateau, puis deux marches
Répartis par époque de construction, les diagnostics blésois dessinent d'abord un long plateau. De l'avant-1948 jusqu'à 1988, la part de murs jugés insuffisants oscille entre 67,3 % et 75 % sans jamais s'en écarter vraiment.
Puis viennent deux décrochages. Un premier vers 1989, qui ramène le taux autour de 26 %. Un second, bien plus net, à partir de 2013 : 2,4 %.
La première marche, en 1989
Un texte de 1988 explique ce premier décrochage : il resserre les seuils d'isolation et fait entrer, pour la première fois, la performance des installations de chauffage et d'eau chaude dans l'équation réglementaire.
À Blois l'effet se voit sans emporter la décision : 71,9 % pour 1983-1988, puis 25,7 % pour 1989-2000, et un palier autour de 26 % qui tient deux décennies. Le bâti progresse d'un cran et s'y installe.
La seconde marche, en 2013
La réglementation thermique de 2012 s'applique aux permis de construire déposés à partir du 1er janvier 2013 pour les logements neufs. C'est elle qui produit la rupture visible dans les diagnostics blésois.
Les logements de 2006-2012 affichent 28,9 % de murs insuffisants, ceux d'après 2013 seulement 2,4 %. Un rapport de un à douze entre deux générations séparées par une seule année.
Ce que cela signifie pour un acquéreur
La question utile devant une annonce n'est donc pas « le bien est-il récent » mais « de quelle génération relève-t-il ».
Un appartement de 2010 et un appartement de 2015 se ressemblent, se vendent au même endroit, et ne se comportent pas du tout pareil au diagnostic. L'écart ne se rattrape par aucun réglage : il est dans les murs.
Avant 1989, l'âge ne dit plus rien
Sur la partie ancienne du parc, en revanche, l'ancienneté cesse d'être un indicateur. Le bâti d'avant 1948 affiche 67,3 % de murs insuffisants, celui de 1948-1974 75 %, celui de 1983-1988 71,9 %.
Quarante ans d'écart pour huit points de différence. Un mur ancien épais compense en partie ce qu'aucun isolant ne venait alors compléter, si bien que les générations se valent. Ce qui départage un bien d'un autre, à ce stade, tient au dossier.
Ce que le calcul retient à défaut
Le diagnostic se fait sans dépose ni sondage destructif. Devant une paroi dont la composition ne se laisse pas établir, la méthode officielle refuse au professionnel l'hypothèse avantageuse.
Elle impose une valeur forfaitaire réglée du côté sévère : 2,5 W/(m².K) pour un mur d'isolation non identifiée. Sur les 62,2 % de diagnostics blésois portant cette mention, une part correspond à des murs réellement nus, une autre à des travaux jamais documentés.
Les pièces qui font la différence
Facture ou devis détaillé mentionnant le matériau isolant et son épaisseur. Descriptif technique du constructeur. Attestation de fin de travaux d'une opération aidée. Référence de la chaudière ou du chauffe-eau.
79 % des logements blésois diagnostiqués sont des appartements : une part du dossier se trouve donc chez le syndic, sous forme de procès-verbaux d'assemblée, de carnet d'entretien ou de diagnostic technique global.
Qui doit en faire un, et à quel moment
Le diagnostic est exigé pour vendre comme pour louer, et la classe doit figurer dans l'annonce dès sa parution. Il se commande donc avant la mise en marché.
3 458 logements blésois diagnostiqués sont classés E, F ou G, soit près d'un sur quatre. 279, en G, ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 ; 981 en F basculeront en 2028 ; 2 198 en E suivront en 2034. Un bail en cours n'est concerné qu'à son renouvellement.
Un marché accessible, des travaux relativement lourds
582 ventes en 2024, à un prix moyen de 134 331 € pour 1 915 € le mètre carré et une surface moyenne de 73 m² : le marché blésois reste abordable, comme le montre le détail local.
Ce niveau de prix a une conséquence directe : une rénovation de quelques dizaines de milliers d'euros pèse lourd rapportée à la valeur du bien. Savoir précisément d'où l'on part avant d'engager un chantier compte donc davantage ici qu'ailleurs.
Le prix du diagnostic et le délai
Aucun tarif n'est encadré. Le montant varie selon la surface, le nombre de niveaux et le nombre de diagnostics regroupés, sujet traité sur la page prix d'un DPE à Blois.
Comptez une à deux heures sur place et un rapport sous vingt-quatre à soixante-douze heures. Le délai qui compte est celui du rendez-vous. Le diagnostiqueur doit être certifié par un organisme accrédité, indépendant du vendeur et de l'agence, et assuré : l'annuaire officiel du ministère permet de le contrôler.
Le dossier blésois au complet
L'état des risques porte la Loire et les cavités et troglodytes du coteau de tuffeau.
S'y ajoutent le repérage amiante pour le bâti antérieur à juillet 1997 et le constat plomb pour les logements d'avant 1949, présents sur un parc dont 26,2 % précède cette date. Sur une maison classée E, F ou G mise en vente, un audit énergétique s'ajoute au diagnostic.
Dix ans, opposable, rectifiable
Un DPE réalisé depuis le 1er juillet 2021 vaut dix ans et il est opposable : celui qui le fournit répond de son contenu.
Une erreur se conteste sur le descriptif, justificatifs en main, avant toute discussion sur la lettre. Le document rejoint ensuite le dossier pour vendre ou pour louer ; voir aussi la répartition des classes, les passoires et les évolutions de 2026.
Questions fréquentes
Quelle différence entre un logement blésois de 2010 et un de 2015 ?
Considérable au diagnostic. Les logements de 2006-2012 affichent 28,9 % de murs notés « insuffisants », ceux d'après 2013 seulement 2,4 %. La réglementation thermique de 2012 s'applique aux permis déposés à partir du 1er janvier 2013, et sépare deux générations que rien ne distingue à l'œil.
La réglementation de 1988 a-t-elle eu moins d'effet ?
À Blois, elle en a eu un, mais mesuré. Le taux passe de 71,9 % pour 1983-1988 à 25,7 % pour 1989-2000, puis stagne autour de 26 % pendant vingt ans. Le bâti s'améliore sans changer de nature, là où 2013 marque une rupture d'un rapport de un à douze.
Mon logement est ancien, cela aggrave-t-il forcément la note ?
Pas vraiment. Le bâti blésois d'avant 1948 affiche 67,3 % de murs insuffisants, celui de 1948-1974 75 %, celui de 1983-1988 71,9 %. Quarante ans d'écart pour huit points : un mur ancien épais compense en partie l'absence d'isolant. Ce qui départage deux biens anciens, c'est le dossier.
Combien de logements blésois sont concernés par les interdictions ?
3 458 sont classés E, F ou G, soit près d'un sur quatre. 279, en G, ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 ; 981 en F basculeront en 2028 ; 2 198 en E suivront en 2034. Un bail en cours n'est concerné qu'à son renouvellement.
Faut-il diagnostiquer avant d'engager des travaux ?
C'est prudent, surtout ici. Le prix moyen d'une vente blésoise s'établit à 134 331 €, soit 1 915 € le mètre carré. Une rénovation de quelques dizaines de milliers d'euros représente donc une part importante de la valeur du bien : savoir d'où l'on part évite d'engager une dépense mal calibrée.
Sources officielles
- Service-Public.fr : Diagnostic de performance énergétique (DPE) · Obligations, validité et contenu du DPE.
- ADEME : Observatoire des DPE et audits · Statistiques publiques des DPE réalisés en France.
- Géorisques (ministère de la Transition écologique) · État des risques par adresse (inondation, argiles, termites, radon).
- Annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés · Vérifier la certification d'un diagnostiqueur.